top of page
Rechercher

Nos compagnes et compagnons de route

  • Photo du rédacteur: Anne-Gaël Gauducheau
    Anne-Gaël Gauducheau
  • 13 juin
  • 3 min de lecture

(Petite bibliothèque de résistance joyeuse)


Un festival, ce n'est pas seulement une programmation.

C'est une bibliothèque.

Une bibliothèque de livres, de chansons, de voix, de films, de podcasts,

Une bibliothèque de d'amitiés, de  de colères et de tendresses où l'on vient chercher du courage quand les budgets baissent, quand les dossiers s'empilent et quand l'on nous explique que la culture coûte trop cher.

Les conteuses qui savent qu'un récit n'appartient jamais à une seule personne.

Nous avons appris à nous méfier des héros solitaires.

Nous préférons les compagnes et compagnons de route.

Celles et ceux qui nous rappellent que les histoires ne servent pas à fuir le monde, mais à mieux l'habiter.



Les conteuses


Les amies, les membres du groupe Trans(e) avec qui nous réfléchissons à ce qui fait l'essentiel d'une racontée: Paule Latorre, Karine Mazel, Catherine Ahonkoba, Catalina Pineda, François Godard

Il y a les travaux de Suzy Platiel, qui nous rappellent qu'une communauté se construit autour d'une parole qui circule et la Poetique du conte de Nicole Belmont , il y a l'enthousiasme de Ines Cazalas.


Les anthropologues, les poetes, les aut·eu·rices

Et puis... Nastasja Martin, qui nous invite à prendre les rêves au sérieux et à ne pas séparer le vivant de l'imaginaire.

Charles Stepanoff, qui nous rappelle que les humains ont toujours voyagé entre plusieurs mondes et que les récits sont des manières de circuler entre eux.

Edgar Morin, qui nous aide à ne jamais oublier que vivre, c'est entrer en relation.

Starhawk, qui revendique l'héritage des sorcières et nous apprend que la magie peut être une pratique politique : une manière de tisser des alliances, de résister et d'inventer d'autres mondes.

Audre Lorde, qui affirme que la poésie n'est pas un luxe mais une nécessité pour inventer d'autres futurs.

Baptiste Morizot, qui nous apprend à renouer des alliances avec le vivant et à sortir des vieux rapports de domination.

Patrick Chamoiseau, qui nous rappelle que les cultures les plus vivantes naissent des rencontres, des créolisations et des résistances, et que nous avons besoin de poétiques pour habiter le monde.

Ursula K. Le Guin, qui préfère les histoires que l'on rapporte dans un panier aux récits de conquête racontés par les vainqueurs, et qui nous souffle que d'autres mondes sont possibles parce qu'ils ont déjà été imaginés.

Marjane Satrapi, qui nous montre qu'un dessin, un récit intime ou une héroïne qui refuse de se taire peuvent faire trembler les empires.

Et Rebecca Solnit, qui nous rappelle que les grands changements sont souvent invisibles quand ils commencent..


Les chansons

Parce qu'une bibliothèque de résistance serait bien triste sans musique, il y a Anne Sylvestre, bien sûr.

Il y a Une sorcière comme les autres, Non, tu n'as pas de nom, et toutes ces chansons qui disent qu'une femme peut être douce et indocile, maternelle et combattante.

Il y a aussi les voix d'aujourd'hui. Pomme, Barbara Pravi, Emily Loizeau, Zaho de Sagazan.

Des artistes très différentes, mais qui refusent les personnages féminins trop étroits et ouvrent d'autres chemins.


Les voix qui tiennent compagnie

Nous avons une tendresse particulière pour les gens qui prennent le temps d'écouter une histoire.

Nous recommandons souvent Les Pieds sur terre, parce que les vies ordinaires y sont traitées avec une infinie dignité.

Et puis il y a cette série documentaire de France Culture : La culture sous pression.

Quatre épisodes qui racontent les coupes budgétaires, les inquiétudes, les résistances et les inventions des artistes partout en France.

À écouter



Parce qu'un festival est aussi un espace où l'on échange des histoires, des chansons et des livres pour continuer à croire qu'un autre monde est praticable.



 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page