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Après les applaudissements

  • Photo du rédacteur: Anne-Gaël Gauducheau
    Anne-Gaël Gauducheau
  • 26 juil.
  • 3 min de lecture

 

Au début de cette sixième édition du festival Héroïnes de 7 lieux, nous avions lancé une drôle d'invitation : oser.

 

Oser parler des vieilles. Oser parler de la mort, des naissances, des métamorphoses, des cycles, de ce qui disparaît et de ce qui renaît. Bref, remettre au centre ce que notre époque préfère souvent tenir à distance.

 

Et pendant quelques jours, Bellevue est devenu un territoire de récits.

 

Nous avons ri, chanté, rêvé, philosophé autour d'un apéro, discuté après un film ou un spectacle, partagé un Café Mortel.

Ensemble, nous avons écouté des contes drôles, bouleversants, tendres, irrévérencieux.

 

Nous avons découvert des spectacles aboutis, d'autres en train de naître — car c'est aussi cela, le Festival des Héroïnes : un endroit où l'on peut assister non seulement à une représentation, mais à une recherche — et d'autres encore, imaginés comme des expériences uniques, qui n'existent que parce qu'un lieu insolite (comme une salle d’attente) et un public se prêtent au jeu.

 

Quand le spectacle vivant porte bien son nom, il est... vivant: il pousse, tâtonne, bouscule et nous transforme autant que nous le transformons.

 

Groupe de personnes sur scène, enlacées en grand câlin collectif sous une lumière chaude, avec une guitare à gauche.

Au fond, ce festival n'est pas pensé comme une vitrine où l'on expose des produits finis.

C'est un être vivant, traversé de rencontres, d'imprévus, de chaleur, de fatigue, de joie, de doutes, de coups de gueule, de repas partagés, de coups de main, d'éclats de rire... et parfois même d'un peu de magie.

 

Cette année, cela représentait 16 spectacles, rencontres et événements, 7 ateliers et stages, 26 artistes et intervenant·es, 6 technicien·nes, 21 structures partenaires du quartier, plus de 500 personnes inscrites sur le site du festival... et des rendez-vous presque tous complets.

Mais ces chiffres ne disent pas l'essentiel.

 

Ils ne disent pas les bénévoles et les salarié·es qui courent d'un lieu à l'autre,

L'angoisse de ne pas boucler le budget,

Les associations qui ouvrent leurs portes,

Les habitant·es qui prêtent un jardin, un sourire, une prise électrique ou un coup de main.

Les repas préparés avec amour, les voitures remplies jusqu'au toit (ah, le gang des Mercedes!)

Les câbles, les tapis, les projecteurs, les parasols, les chaises longues...

Tout ce qui ne monte jamais sur scène et qui, pourtant, rend la rencontre possible.

Alors, simplement...

MERCI



 

À toutes celles et tous ceux qui ont rendu cette aventure possible.

A l'équipe de la Lune Rousse bien sûr, aux artistes, aux technicien·nes, aux bénévoles, aux salarié·es, aux vingt-et-un partenaires, aux habitantes et habitants de Bellevue... et à vous, le public.

Depuis le 15 juin, dans ce festival de contes à Bellevue, vous avez fait mentir bien des idées reçues : que certains sujets feraient fuir le public, qu'il faudrait choisir entre profondeur et convivialité,  que la culture serait davantage aux centres-villes qu'aux quartiers…Merci et Bravo

 

Cette semaine, nous allons ranger les câbles et les tapis, les chaises longues et les projecteurs, les parasols et les micros. Mais les histoires, elles, continuent !

 

Tout l'été, les Histoires au Bout du Fil vous attendent : des artistes, bien vivants, en chair, en os... et surtout en voix, vous téléphonent pour vous offrir un conte, un poème, une chanson, quelques minutes d'imaginaire, en direct et rien que pour vous.

Profitez de la prochaine canicule pour vous offrir un moment suspendu.

À l'ombre d'un arbre, dans un fauteuil, un hamac, les yeux fermés...


 

Finalement, les histoires savent toujours retrouver le chemin.

À bientôt!


P.-S.

Vous le savez, le monde de la culture traverse une période particulièrement difficile. Les coupes budgétaires fragilisent les artistes, les compagnies, les associations, les festivals.

Nous ne savons donc pas encore si le festival Héroïnes de 7 lieux connaîtra une septième édition (mais nous allons tout faire pour qu'il voie le jour).

Si vous avez aimé cette aventure, vous pouvez nous aider: en parlant du festival autour de vous, en suivant les projets de la Cie La Lune Rousse, en faisant un DON, ou simplement en continuant à venir écouter des histoires. Parce qu'un festival n'existe jamais tout seul : il existe grâce à toutes celles et ceux qui choisissent d'en prendre soin.

 

 
 
 

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